Biographie

Biographie
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NOM : Le Mevel
PRENOM : Christophe
DATE DE NAISSANCE : 11 septembre 1980
A : Lannion
TAILLE : 1,74 m
POIDS : 61 kg

Il a débuté le vélo en 1995.
En 2000, il passe professionel au sein de l'équipe Jean Floch' Mantes puis intégre l'équipe des espoirs du Crédit Agricole.
Son surnom au sein du peloton est "Tof".


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# Posté le mercredi 16 novembre 2005 05:33

Modifié le vendredi 22 juin 2007 23:30

Son Palmarès

Son Palmarès
2001 (Crédit Agricole Espoirs)

1er du Classement général de la Ronde de l'Isard
1er d'une étape du Circuit des Ardennes (clm/equi.)
2ème du GP des Marbriers
3ème d'une étape du Tour de l'Avenir
3ème d'une étape de la Ronde de l'Isard
3ème de l'étape CLM/équipes de la Ronde de l'Isard
5ème du Classement général du Circuit des Ardennes
5ème du Classement général du Tour des régions italiennes
8ème de Paris-Bourges
9ème d'une étape du Tour de l'Avenir
14ème du Championnat du Monde sur route (U-23)

2002 (Crédit Agricole)
4ème de la 9ème étape du Tour de Langkawi
5ème de la sème étape du Tour de Langkawi

2003 (Crédit Agricole)

2eme de la 2eme etape du Route du Sud (Castres - St Gaudens)
5eme de la 4eme etape du Tour de Saxe (Chemnitz - Leipzig)


2004 (Crédit Agricole)
17ème de la 2ème étape de Paris Nice
11ème du Trophée des Grimpeurs
9ème de la 3ème étape du Tour de Saxe
10ème de la Polynormande
14ème du Grand Prix de Wallonie
3ème de la 12ème étape du Sun Tour

2005 (Crédit Agricole)
4eme de la 5eme etape du Tirreno - Adriatico (Saltara - Saltara)
1er de la 17eme etape du Tour d'Italie (Lissone - Varazze)
2eme du classement général du Paris - Corrèze (Classement Général)
3eme de la 3eme etape du Paris - Corrèze (Ussel - Chaumeil)

# Posté le mercredi 16 novembre 2005 05:44

Sa Victoire Sur Le Giro 2005

Sa Victoire Sur Le Giro 2005
Une victoire d'étape française sur le Giro ! Christophe Le Mével (Crédit Agricole) a remporté en solitaire la 16e étape du Tour d'Italie, disputée entre Lissone et Varazze (210 kilomètres). A 24 ans, le jeune coureur de Lannion s'adjuge la première victoire de sa carrière professionnelle, trois ans après une terrible chute dans les 4 jours de Dunkerque. La dernière victoire d'un coureur français sur le Giro datait de 1999, grâce à l'inévitable Laurent Jalabert.


Le Français Le Mével remporte une étape du Giro!La belle histoire. Il y a trois ans, le 13 mai 2002 exactement, la carrière du coureur breton Christophe Le Mével était en grand danger. Victime d'une rupture du nerf sciatique après une très mauvaise chute sur les routes des Quatre jours de Dunkerque, le Costarmoricain s'est battu contre le mauvais sort pour reprendre la compétition et prouver qu'il méritait bien sa place dans le peloton.

Roger Legeay, son directeur de course de l'équipe Crédit Agricole, a toujours cru dans le talent de l'originaire de Lannion, très performant dans les petites côtes comme le prouve sa victoire d'étape lors du Tour de l'Avenir 2003. Deuxième du classement général de cette même épreuve l'an passé, il avait été sélectionné au sein de l'équipe de France à l'occasion des championnats du monde.

Mercredi, lors de la16e étape du Tour d'Italie, il s'est joué habilement de ses compagnons d'échappée pour remporter sa première victoire chez les pros. Dans un premier temps, il s'était glissé dans le bon coup, avec son équipier Yannick Talabardon. Très vite, le peloton s'était résigné et laissé les 18 hommes de tête se disputer la victoire. Dans le Bric Berton, unique difficulté du jour, Le Mével a parfaitement répondu au démarrage de Zanotti et pris sa place dans le premier groupe

Troisième succès français dans le Pro-Tour

Malgré une entente imparfaite, les six coureurs de tête, Christophe Le Mével (Crédit Agricole), Christophe Brandt (Davitamon-Lotto), Alessandro Vanotti (Domina Vacanze), Dimitriy Fofonov (Cofidis), Frank Schleck (CSC) et Addy Engels (Quick Step), creusaient l'écart et s'envolaient vers l'arrivée. Le Mével anticipait le sprint en attaquant sous la flamme rouge. Il avait parfaitement mesuré ses efforts, ne prenant jamais les relais les plus prononcés à la différence de Frank Schlek et Christophe Brandt pourtant plus expérimenté. "Je dédie cette victoire aux personnes qui m'ont aidé après l'accident.", a-t-il sobrement commenté, toujours sous le coup de l'émotion.


Cette victoire d'étape d'un coureur français dans ce 88e Tour d'Italie est la première depuis le 31 mai 1999 et un succès de Laurent Jalabert. Elle confirme le net regain de forme du peloton tricolore après la victoire d'étape d'Anthony Charteau dans le Tour de Catalogne et la troisième place de David Moncoutié au classement général de cette épreuve. Les Crédit Agricole effectuent un excellent Giro. Patrice Halgand s'est montré très entreprenant et Pietro Caucchioli, 6e du classement général à 3'25 » de Paolo Savoldelli, peut toujours prétendre à une place sur le podium. "Je ferai tout pour l'aider", a annoncé Christophe Le Mével, vainqueur d'étape et équipier modèle.

# Posté le mercredi 16 novembre 2005 06:00

Modifié le vendredi 22 juin 2007 23:30

Interview Du Début De Saison 2003

Interview Du Début De Saison 2003
Alors qu'il s'était montré à son avantage en début de course, Christophe Le Mével chute lourdement le dimanche 10 mai 2002 à l'issue de la dernière étape des 4 Jours de Dunkerque. Une chute très grave qui aura laissé beaucoup de traces au coureur breton. Le nerf sciatique sectionné, ce sont des mois de rééducation et de courage qui attendent Christophe Le Mével.

Dans quel état d'esprit êtes-vous aujourd'hui ?
"Dans un très bon état d'esprit, je suis très content d'être de nouveau dans le peloton. Je me suis demandé tellement longtemps si je recourrais alors être aux départs et surtout aux arrivées, c'est génial !"

Comment s'est passé votre retour au Tour du Quatar ?
"J'avais beaucoup d'appréhension car je n'aime pas les bordures. Neuf mois sans courir, cela engendre des mauvaises habitudes mais tout s'est bien passé au final. J'ai été dans le dur sur une étape mais pour le reste c'était bien, je suis revenu au niveau où je me sens d'attaquer. Je ne le fais pas pour le moment car je préfère finir mes courses mais ça me démange !"

Quel est votre programme maintenant ?
"Je devais faire les Grand Prix de Chiasso et Lugano mais comme je me suis cogné le genou dans le guidon, on a préféré reporter au Grand Prix de Lillers. Puis, je participerai à des courses aux Pays-bas, je ne serai donc pas sur Paris-Nice."

Après cet accident en mai 2002, vous considérez-vous comme un miraculé ?
"Un miraculé ? Non pas du tout, j'ai beaucoup travaillé pour arriver où j'en suis aujourd'hui. Il y a eu beaucoup de doutes, mais au plus profond de moi, j'étais plus angoissé de ne pas reprendre le vélo car cela aurait signifié que je ne remarcherais plus correctement."

A quel moment avez-vous revu le soleil ?
"A la mi-août, j'ai ressenti des picotements dans ma jambe, des petites impulsions dans le jambier intérieur, en dessous du genou, au niveau des fléchisseurs. C'est donc arrivé trois mois après l'opération, c'est long."

Aujourd'hui, vous estimez avoir récupéré à quel niveau ?
"Pour les muscles, je dirais à 70%, contre 0% en août, c'est déjà pas mal."

Quel souvenir gardez-vous de votre accident ?
"Quand j'ai vu ma jambe ouverte du genou au tendon d'achille, j'ai tout de suite senti que c'était grave et que le nerf était touché. J'ai vu mon mollet tout ouvert, le muscle défait. Malgré les commentaires autour de moi qui étaient réconfortants, mon sentiment était celui de l'importance de l'accident."

Avez-vous envisagé votre après-carrière à 21 ans ?
"Oui, j'avais alors beaucoup d'idées qui s'accumulaient, j'ai toujours fait des projets, comme partir en Australie pendant un an, trouver une formation dans le commerce car j'aime bien ça. Dans un cas comme celui-là, il est nécessaire d'avoir des projets en dehors du vélo, et ne jamais perdre espoir, y croire, aller de l'avant. En fait, le mental et l'entourage sont primordiaux."

Vous êtes blessé pratiquement en même temps que Florent Brard, et vous êtes de nouveau dans le peloton, qu'est-ce-que cela vous inspire ?
"Florent était blessé au niveau osseux, les vertèbres se réparent normalement. Il y a deux semaines entre nos accidents, moi j'ai dû attendre 3 mois pour repartir et y croire, lui savait que le temps allait dans son sens. C'est donc d'autant plus dommage, il aurait dû attendre un peu plus, faire davantage attention, et avertir les médecins de l'équipe."

Quelles différences il y a-t-il entre le coureur d'avant et après l'accident ?
"Je relativise beaucoup plus dans le cyclisme et en général. J'ai été au bord d'arrêter le vélo à 21 ans. En réeducation pendant six mois, j'ai rencontré des gens beaucoup plus accidentés que moi, j'ai croisé des kinés, des docteurs, des patients. Tous m'ont montré à leur manière de toujours y croire, de toujours aller de l'avant. J'ai même rencontré une personne de mon âge qui était en rééducation depuis 4 ans et demi."

Quelle est donc votre vision du vélo maintenant ?
"Je me dis que ça peut s'arrêter à tout instant, que tout va très vite, qu'il faut apprécier chaque moment."

Si on vous compare à Lance Armstrong, pour ce come-back de très loin, qu'en pensez-vous ?
"Je ne me compare pas à lui, il a réchappé d'un cancer, c'est encore autre chose, lui luttait pour la vie, moi pour remarcher donc faire du vélo. J'ai appris à ne pas me comparer à d'autres accidentés, d'autres cas... L'accident est chaque fois différent, la récupération aussi, pour Lance Armstrong le combat était tout autre."

Pendant ces mois de doutes, quel a été le soutien le plus fort ?
"Roger Legeay a été super, il m'appelait pratiquement tous les deux jours. Denis Roux également et pratiquement tous les coureurs du Crédit Agricole, mais aussi des coureurs français et étrangers d'autres équipes. Je ne veux pas citer de noms car j'en oublierai. A côté du monde du vélo, évidemment ma famille a toujours été près de moi."

Avez-vous suivi le vélo pendant cette période ?
"Pas forcément, je suis allé sur deux étapes du Tour de France, aux Champs-Elysées et à Lorient, près de chez moi, mais je ne me suis pas fixé sur les courses cyclistes."

Quelles sont vos ambitions pour la saison 2003 ?
"D'abord, faire une saison pro complète, et retrouver le niveau à 100% en août-septembre vers le Tour de l'avenir et en Coupe de France. En ce début de saison, je sais que j'aurai des hauts et des bas forcément."

Comment voyez-vous la saison du Crédit Agricole ?
"On a une super équipe, avec une très bonne entente. De toute manière, cela ne peut être que meilleur vis à vis de 2002."

# Posté le mercredi 16 novembre 2005 06:08

Interview Avant Les Mondiaux 2005

Interview Avant Les Mondiaux 2005
Vainqueur d'une étape du Giro en mai, le Breton Christophe Le Mével (Crédit Agricole) a bouclé hier sa première Vuelta en compagnie d'Alexandre Botcharov et de Nicolas Vogondy, ses deux derniers coéquipiers. L'ambiance était de mise avant le départ de la dernière étape, et c'est sous les chahuts de son camarade Français (Nicolas Vogondy imite la vache à la perfection !) que Christophe, sélectionné en équipe de France pour les Championnats du Monde de Madrid, a essayé de répondre à nos questions.

Christophe, quel bilan dressez-vous de votre Vuelta ?
"Au niveau de l'équipe c'est bien parce qu'on a gagné une
étape avec Thor Hushovd en première semaine mais personnellement, c'était un peu une Vuelta mitigée puisque je suis tombé malade pendant quatre-cinq jours et après pour récupérer c'était quasiment impossible. A titre personnel, c'est donc un bilan un peu décevant."

C'était votre première Vuelta, qu'en avez-vous pensé ?
"Qu'ici, c'est vraiment dur, que ça roule très vite. Il y a aussi beaucoup de montagne !"

Et beaucoup d'abandons, comment expliquez-vous ce phénomène ?
"Parce que c'est très dur. Et puis, une course comme ça placée en fin de saison explique aussi certainement le nombre important d'abandons."

Vous terminez la Vuelta à trois, quelle est l'ambiance dans l'équipe ?
"Oh très mal (il rit) ! Plus sérieusement, nous ne sommes plus que trois depuis une semaine. Alors c'est vrai que c'est un peu spécial d'être trois en course. Au départ, nous espérions arriver au terme du Tour d'Espagne beaucoup plus nombreux mais bon, c'est comme ça ! Alors on se motive ou on s'auto-motive ensemble. On est obligé de rester soudés parce que c'est tellement dur ici que si on ne se soutient pas, c'est difficile d'arriver jusqu'à Madrid."

Vous teniez à finir cette Vuelta ?
"Oui, forcément ! Je suis tombé malade quatre-cinq jours donc si je n'avais pas eu un moindre de motivation, je n'aurais pas fini parce que j'étais vraiment très malade. Même après, dans la dernière semaine, si je n'étais plus malade, je n'ai pas réussi à récupérer. Donc si je n'avais pas eu de motivation, je ne serais pas là aujourd'hui !"

Quels resteront votre meilleur et votre pire souvenir ?
"Le meilleur souvenir, ça reste la victoire d'étape de Thor Hushovd. Le pire, c'est la journée de mon anniversaire, le dimanche 11 septembre dernier. Ce jour-là, j'ai passé 120 kilomètres derrière le gruppetto, parce que j'étais malade."

Durant cette Vuelta, vous avez également appris votre sélection en équipe de France...
"Oui, j'avais déjà eu Frédéric Moncassin début août. On en avait parlé. Il voulait savoir si j'étais interressé ou non par les Championnats du Monde. Je lui avais alors dit que je faisais d'abord la Vuelta, qui restait le principal de mes objectifs au départ. On en a rediscuté ensuite pendant la Vuelta et j'ai accepté. Vu comment ça s'est passé sur ce Tour d'Espagne, je ne sais pas si c'est une bonne solution que d'enchaîner Vuelta et Championnat du Monde."

Quel sera le programme de votre semaine avant le Mondial ?
"Déjà rentrer en Bretagne. Puis je reviens jeudi pour préparer le Championnat du Monde, qui sera ma dernière course de la saison avant la trêve hivernale. Ma saison se terminera au Mondial de Madrid mais il va quand même falloir garder la pression jusqu'au Championnat. Je pense faire encore une bonne sortie mercredi. Après, en sortant de la Vuelta, je pense avoir le rythme, la distance et les kilomètres. Je pense qu'il n'y a pas grand chose de plus à faire."

Quelles seront vos espérances ?
"Que l'équipe de France brille ! Jean-Patrick Nazon va bien au sprint si ça arrive au sprint. Moi, je pense que je serai un peu un électron libre s'il y a une échappée dans le final ou dans la course. On verra en fonction de la course comment cela se passera, mais le but est quand même de faire du mieux possible."
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# Posté le mercredi 16 novembre 2005 06:14